Le PLQ déposera un projet de loi pour s’attaquer aux « contaminants éternels »
Jugeant que le gouvernement n’en fait pas assez, le Parti libéral du Québec compte déposer sous peu un projet de loi concernant les PFAS, aussi appelés les « contaminants éternels ». Ces produits chimiques sont utilisés dans plusieurs objets du quotidien et reconnus pour leur toxicité et persistance dans l’environnement. L’enjeu principal, selon la députée, c’est que le gouvernement n’a pas de C’est certain qu’on sait qu’il y a un danger et c’est inconcevable qu’on n’agisse pas. Radio-Canada dévoilait en 2024 que des eaux usées fortement contaminées aux Le professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal avait alors recommandé que le gouvernement fasse analyser l’eau des puits de tous les résidents près des dépotoirs pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de PFAS. Il s’agit d’une recommandation justifiée notamment par la présence prouvée de contaminants éternels dans les puits situés aux abords du site d’enfouissement à Sainte-Cécile-de-Milton. Virginie Dufour juge que le ministre de l’Environnement n’en fait pas assez dans ce dossier. Ça devrait être la responsabilité du gouvernement de faire le portrait [des sites contaminés]. Elle se garde toutefois de jeter la pierre aux gestionnaires des sites d’enfouissement. En février 2025, le ministère de l’Environnement avait ouvert la porte pour une première fois publiquement à des possibles La présidente de l’organisme Memphrémagog Conservation, Johanne Lavoie, qui milite pour protéger le Memphrémagog, source d’eau potable pour des milliers d’Estriens, accueille favorablement l’intention de légiférer. Virginie Dufour estime qu’il est nécessaire de faire pression. C’est très inquiétant et je pense qu’il faut agir
, s’exclame la députée et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, Virginie Dufour, en entrevue à Radio-Canada.portrait de la situation
sur les sites qui pourraient être contaminés aux PFAS. « On ne sait pas à quel site d’enfouissement il y a des écoulements de lixiviat [liquide contaminé par les déchets] qui contiennent des PFAS, on ne sait pas quelles sources d’eau potable sont potentiellement contaminées. »contaminants éternels
sont rejetées dans des rivières par plusieurs lieux d’enfouissement du Québec.Ce qui se fait actuellement, ce n’est vraiment pas suffisant.
Vous savez, les sites [qu’on sait] contaminés aux PFAS, c’est parce que des chercheurs ont fait des tests
, souligne-t-elle.Il y en a beaucoup qui aimeraient pouvoir agir, mais il n’y a pas de norme, il n’y a rien qui est encadré par le gouvernement à ce sujet-là, s’exclame-t-elle. Nous, ce qu’on pense, c’est que ça doit l’être.
interventions
près de certains lieux d’enfouissement sanitaires. Le ministère disait alors compléter un inventaire des lieux d’enfouissement
. Aux dernières nouvelles, cet inventaire n’est pas encore terminé. Une excellente nouvelle
C’est une excellente nouvelle d’avoir un leadership [en] la matière
, a-t-elle souligné.J’ai encore eu des échanges avec le ministre lors des études de crédits et il n’y a aucune indication qu’il a l’intention d’agir prochainement pour établir une norme ou encadrer d’une façon ou d’une autre l’eau potable concernant les PFAS au Québec.
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